L’aventure des chevaliers de l’oignon

Il y a très longtemps (en 1828), dans un petit port de Bretagne appelé Roscoff, un jeune homme nommé Henri Ollivier a eu une idée un peu folle. Il a chargé son bateau d’oignons roses et a décidé de traverser la mer pour aller les vendre en Angleterre.
Pourquoi l’Angleterre ?
À l’époque, les Anglais n’avaient pas d’aussi bons oignons que les Bretons. Henri s’est dit : « Si je traverse la Manche, je parierais que les Anglais vont adorer mes légumes ! » Et il avait raison : il a tout vendu en un clin d’œil !
D’où vient le nom « Johnnies » ?
Quand les petits Bretons arrivaient dans les villes anglaises, ils ne parlaient pas très bien anglais. Les enfants anglais, en les voyant, les appelaient « Little John » (Petit Jean). À force de le répéter, c’est devenu « Johnnies ».
La vie d’un Johnny, c’était quoi ?
Imagine-toi partir de chez toi à seulement 10 ou 12 ans pour travailler ! Voici leur quotidien :
Le look : Ils portaient un béret sur la tête et se déplaçaient à vélo.
Le vélo magique : Leurs vélos étaient chargés d’énormes tresses d’oignons accrochées partout. Ça pesait très lourd, parfois plus de 20 kilos !
Le porte-à-porte : Ils frappaient aux maisons en criant « Onions ! ». Comme ils étaient très gentils et courageux, tout le monde les aimait bien.
Le savais-tu ?
Grâce aux Johnnies, les Anglais ont longtemps cru que tous les Français portaient un béret, une chemise à rayures et se promenaient à vélo avec des oignons. C’est devenu une image célèbre dans le monde entier !

Aujourd’hui : On célèbre encore les Johnnies chaque année à Roscoff avec une grande fête de l’oignon. On peut même visiter un musée qui raconte leurs voyages.